Mad Max fury Road, le bain de jouvence !

fury-road-posterCe nouvel opus est un véritable bain de jouvence. 30 ans après « Mad max, au-delà du dôme du tonnerre », George Miller, qui a eu largement le temps de préparer sa petite bombe (plus de 10 ans !), renouvelle le film d’action. Il dynamite les codes consensuels des blockbusters hollywoodiens de ces vingt dernières années et propose une vision hallucinante d’un monde post apocalyptique, entrevu dans la trilogie originelle.

Quand je découvre Mad Max 2 en 1982, le film me fait l’effet d’un uppercut. Le western punk de George Miller m’en met plein les mirettes et je décide illico de faire du cinéma. Je n’avais jamais rien vu de pareil ( Bon, après tout, je n’ai qu’une dizaine d’années ! ). Quand j’apprends que Miller prépare un troisième volet à sa saga, je trépigne d’impatience. Le temps passe lentement et Mad Max 3 ne sort qu’en septembre 1985. Malgré mon jeune âge, même si le film emporte mon adhésion, je suis déçu. Je ne me rappelle pas bien pourquoi mais je le trouvais moins « Leonesque » que le précédent ( à cette époque mes films préférés sont  » les poignées de dollars » et  » Le bon, la brute et le truand » ). Je resta donc sur ma fin, durant de très nombreuses années …

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30 ans plus tard, George Miller remet le couvert et du haut de ses 70 balais envoie paître tous les tacherons d’Hollywood. Car ce qui m’a le plus bluffé dans Fury Road c’est la lisibilité absolue de ses scènes d’action. Cela fait une bonne vingtaine d’années que nous ingurgitons une bouillabaisse de découpage/montage illisible censé provoqué un impact de vitesse, de mouvement et d’énergie. La durée d’un plan moyen est passé de 8 secondes dans les années 80 à 2 secondes dans les années 2000. Alors certains s’en sont donnés à coeur joie, rendant leurs films plus illisibles les uns que les autres et c’est bien là que Papy Miller enfonce le clou. Lui qui voulait retrouver l’essence du cinéma le fait avec maestria. Je ne me suis jamais senti perdu durant les folles courses poursuites folles. Tout était parfaitement clair et chaque action  est assimilé sans aucune difficulté. Il parait que le film contient plus de 2700 plans ( soit 5 à 6 fois la moyenne de plans d’un long métrage actuel ). En effet, sans les compter, on on se dit bien qu’il y en a un certain nombre tellement ça dépote.

Cela fait bien longtemps que je ne regarde plus de film d’action. Je ne trouve aucun interêt aux Fast and furious, need for speed, et films de super héros. Ce qui est monstrueux dans ce mad max, c’est l’imagerie post apocalyptique au service de l’action. Au-delà d’une intrigue d’une parfaite épure, Mad Max fury road propose une galerie de personnages tous aussi barrés les uns que les autres. Au début, on croise des mutants qui pourraient sortir du Dune de Lynch et les War Boys sont une excellente trouvailles, ainsi que les mamies du désert !

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Si j’ai un bémol à faire sur ce film, c’est concernant le personnage de Max. Mel Gibson composait un personnage froid, animal, nihiliste. La composition de Tom Hardy, qui grogne la plupart du temps,  ne m’a pas emballé plus que ça ( de plus, le passé de Max n’est pas abordé et pour une relecture de la saga, c’est un peu léger) . Par contre, celle de Charlize Theron est impressionnante. Elle porte le film sur ses épaules et Mad Max: Furiosa aurait été un titre plus pertinent.

Sinon, pour finir, j’ai été scotché par la scène ( trop courte à mon avis ) des échassiers et des corbeaux sur le reste de la Terre verte. J’ai senti qu’un peu de poésie pouvait pointer son nez. Mais le film a été conçu pour avancer à toute allure, coûte que coûte.

De l’air du temps changeant

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Le 1er mars 2013, je me rendais pour la première fois à Saint Etienne de Lugdarès pour un entretien d’embauche. La suite, vous la connaissez. J’ai été recruté et j’ai ramené ma famille là-bas. Depuis lors, nous nous sommes acclimatés et, pas une seconde, je ne regrette ma vie de citadin. Quel pied quand j’y pense ! C’était pas acquis d’avance mais force est de constater que j’y gagné beaucoup.

J’en ai déjà écrit des tonnes sur le sujet mais le fait d’avoir gagner du temps pour moi est crucial dans cette vision des choses. Même si rien n’est facile, j’ai pu développer en l’espace de deux ans bien plus que je ne l’avais fait en dix à Paris.

Comme je n’aime pas ne pas finir ce que je commence, j’ai passé un large temps à « terminer » ce que j’avais commencer auparavant. C’est quasiment chose faite aujourd’hui. Reste un film d’animation et un album à finir et les deux sont en très bonne voie. J’en reparlerai, j’espère très prochainement.

Alors que le monde se délite irrévocablement, que l’état se désengage de plus en plus, que les inégalités se creusent plus profondément, que le racisme et l’intolérance perdurent et même cristallisent des convictions fondées sur du vide, je tente, au milieu des montagnes ( et préservé je l’accorde ) de ne pas sombrer dans le pessimisme ambiant ( et rien n’est plus difficile en ce moment ). Etant père de famille, je fonde peu d’espoir sur le futur mais je ne peux me résoudre à cet état d’esprit. Donc je me questionne et me bat, au jour le jour, pour proposer à mes enfants autre chose.

J’ai le souhait de pouvoir au moins agir localement afin d’offrir de maigres perspectives d’avenir, de bien être, de raison d’être. Outre mon statut de technicien territorial, c’est aussi et surtout par le biais d’expressions créatrices que je souhaite partager la beauté du monde qui nous entoure. Or, quoique je fasse ces derniers temps, il m’est difficile de proposer la lumière.

J’ai donc du travail sur la planche !

TAIS TOI ET BOSS : Suite et Fin, l’intégrale !

Voici donc l’intégrale de l’unique saison de la Web série improvisée TAIS TOI ET BOSS ! Constitué de 12 épisodes, elle est le reflet d’une époque aujourd’hui disparu. J’avais eu envie de distiller un peu la chose mais ayant plusieurs plats sur le feu, je me suis décidé à livrer le reste d’un coup, d’un seul.

Cela permettra à celles et ceux qui sont fans ( y en a peut être ! ) de dévorer le plat principal d’une seule traite !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Web série : Tais Toi Et Boss

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C’est courant 2010, alors que nous enchaînons de multiples projets ( Climax, Tchekov, La loi du silence … ) que nous découvrons le site des 1D. Ce collectif indépendant propose de réaliser chaque mois un court d’1mn30 sur un thème imposé. 61 du Cygne qui bouillonne d’énergie à ce moment là se lance dans la réalisation de ces kinos. Si le premier film n’est pas tout à fait concluant, il pose les bases des futurs kinos. A savoir, la vie quotidienne d’une boite de jeux vidéos dirigé par un patron insupportable.

Sans écrire de bible propre à la rédaction d’une série, nous enchainons les kinos au rythme d’un par mois, ne sachant jamais quel thème tombera. C’est généralement le soir après le boulot et durant une heure ou deux que nous nous consacrons à la réalisation de ce qui est devenu une web série malgré nous. Entre 2010 et 2012, nous réalisons ainsi une vingtaine de courts. Dirigé principalement par Steve G et interprété, au hasard des dispos par des potes et copines non professionnels, nous gardons un souvenir plutôt sympa de ces tournages.

C’est retiré dans mes montagnes que je me suis décidé à proposer un condensé de cette aventure sous forme d’une petite web série de 12 épisodes. J’ai toujours aimé finir ce que j’avais commencé et je trouvais dommage, malgré ses défauts, de ne pas proposer au visionnage ces quelques courts parfois azimutés, parfois potaches, parfois maladroits, parfois débiles ! Ne vous attendez pas à la Web série du siècle mais j’espère que cela vous amusera. En ce moment, ça fait toujours du bien !

Alors, rendez vous le 1er février pour le premier épisode !

Edition numérique

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Cela fait des mois que je réfléchis à ce concept d’auto publication défendue et débattue par toute une communauté d’auteurs, d’écrivains en herbes et autres scribes numériques.

« Grâce » à ces redoutables machines de guerre que sont Amazon, la Fnac ou encore Google ( Sans oublier l’Ibook Store d’Apple ) n’importe quel aspirant écrivain peut espérer vendre ses œuvres et toucher un pourcentage de rêve que le monde de l’édition papier n’a jamais pu proposer ( Entre 35 et 70 % par vente chez Amazon par exemple ). Il est vrai que le numérique offre des avantages certain sur son concurrent papier : pas de stock, pas d’invendus, pas de délai de livraison et un marché potentiellement illimité. Depuis 2011 la vente des liseuses ( Kindle, kobo … ) a explosé ( Je ne connais pas le chiffre exact mais on parle de millions d’exemplaires vendus chaque années ), ce qui fait un nombre de lecteurs-acheteurs potentiel assez impressionnant.

Je me suis donc intéressé à la question et malgré bien des réticences, je me suis décidé à expérimenter la chose. Mais avant de vendre mes écrits un peu personnels ( forcément bradés, une nouvelle se vend 0,99 € sur Amazon ), j’ai voulu tester la machinerie d’Amazon, histoire de voir comment ça marche. J’ai donc conçu un petit recueil de cuisine ( c’est pas du flan, j’adore ça !) écrit sous un pseudo.

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Après avoir parcouru le net pour obtenir les infos nécessaires à la réalisation de ce petit livre électronique ( j’ai un peu ramé sur la conversion du livre, je dois bien l’avoué ), je suis entré, pour la première fois, dans le territoire commerciale de l’édition.

Très honnêtement, l’ensemble du processus est plutôt simple et maintenant que le livre est en ligne,  je n’ai pas grand chose à faire ( à part relever ici et là quelques incohérences marketing mais j’en parlerai plus tard ). Et si jamais vous avez envie d’acquérir ce merveilleux recueil de cuisine, je vous invite à le faire ! Et ce sera par !

J’ai donc franchi ce premier cap et reste à analyser sur les prochains mois ce que cela apporte et rapporte. Et de répondre à la question :  » Y a t-il un avenir sur le marché de l’auto édition ? »

En attendant d’y répondre, je vais tester un peu cette idée d’auto édition numérique. Comme je l’avais évoqué dernièrement, je me suis lancé un petit défi personnel ( sur lequel je reviendrai prochainement ) qui consiste à écrire une nouvelle par mois et à la publier. Pas sûr encore que je m’y tienne mais j’ai rien à perdre à essayer !